| Le site de Carthage regroupe les thermes d'Antonin, les villas romaines,
le quartier de Byrsa, le théâtre, l'amphithéâtre,
le Tophet et le port punique.
- Les thermes d'Antonin sont le monument le plus spectaculaire
de la Carthage romaine, ils sont les troisièmes du monde romain
de par leurs dimensions après ceux de Caracalla et de Dioclétien
à Rome.
- Le quartier de Byrsa, récemment découvert par
des archéologues français, il date de l'époque
d'Hannibal et nous donne une idée de la vie urbaine de cette
époque (début du IIème siècle avant J. C.)
- Le théâtre, construit sous le règne d'Hadrien,
il abrite chaque été le festival international de Carthage
et peut contenir 10'000 spectateurs.
- Le Trophet ou sanctuaire de Tanit et Baal Hammon est le plus
ancien lieu de culte punique de Carthage. C'est un cimetière où
pendant sept siècles ont été enterrées dans
des urnes les cendres vouées aux Dieux des premiers nés des
familles nobles, après avoir été égorgés.
- Le musée contient des stèles funéraires
puniques et des poteries.
La ville de Carthage
Quoi de plus naturel que Carthage ait fait l'objet très tôt
de campagnes Internationales pour la sauvegarde de son site et qu'elle
figure aujourd'hui en tête de liste du Patrimoine Mondial? Ne
fut-elle pas des siècles durant la ville la plus riche et la
plus convoitée du monde, celle que Rome couvrit autant de sa
haine que de son admiration, celle que chanta Apulée et que glorifia
Saint-Augustin, celle enfin qui devient légendaire tant pour
ses moments de gloire que pour le sort tragique que lui réserva
le destin.
N'est-il pas, dans ces conditions, normal que le monde d'aujourd'hui
lui prête une attention si particulière et qu'il
tente, au nom du Patrimoine mondial, et de la solidarité internationale
à la réconcilier avec son passé dont elle
semble se détourner. En effet, comparée à ceux
d'autres sites antiques africains tel que Dougga, Bulla Régia,
l'hydrus... Les vestiges de Carthage, sans être Insignifiants,
n'ont dans l'ensemble ni la cohésion ni l'intégrité
et encore moins l'aspect grandiose ou spectaculaire que le visiteur
aime découvrir en visitant les sites antiques. C'est dire combien
Carthage a été malmenée depuis que Catou prononça
sa fameuse sentence de mort que Scipion mit en exécution et que
les Vandales réitérèrent suivis par les pilleurs
du Moyen Age quand le site servit de carrière. Mais les espoirs
sont loin d'être éteints puisque un parc national de 545
ha est créé depuis 1985 afin de protéger
le site de l'urbanisation et de constituer une véritable réserve
archéologique.
On pourra dès lors espérer que les nouvelles découvertes
en s'ajoutant aux vestiges déjà visibles, achèveront
au fur et à mesure l'image si tronquée de la prestigieuse
cité. Le Trophet, fut-il, comme le prétendent certains, l'endroit
où Elissa (la reine Didon) débarqua fuyant la tyrannie de
son frère Pygmalion, le roi de Tyr (Liban).
Serait-il aussi celui où
elle se voua aux feux sacrés de bûcher pour attirer les
faveurs des Dieux sur la nouvelle ville qu'elle venait de fonder (Qart
Hadasht). Rien n'est sûr mais ce dont les archéologues
sont certains c'est qu'à cet endroit précis dans la localité
de Salambo non loin de la mer, pendant des siècles jusqu'au IV
ème siècle avant J.C.), des enfants de familles nobles
étaient immolés et leurs cendres recueillis dans des urnes
sur lesquelles on plaçait des stèles décorées
du disque solaire et du croissant lunaire renversé, symboles
de Baal Hammon et de Tanit. Sur l'une de ces stèles, aujourd'hui
au musée de Bardo on voit dessiné un enfant porté
par un prêtre sans doute pour le sacrifice du feu.
Pour oublier cette image, il faudrait peut-être quitter cet endroit
malgré l'agréable jardin qui y fut aménagé,
pour se rendre au flanc de la colline de Byrsa où les fouilles
récentes ont révélé dans des imbrications
de puissants murs romains, des vestiges modestes mais émouvants
d'anciennes habitations puniques miraculeusement conservées et
judicieusement mises en valeur. Là, l'imagination aidant, on
peut restituer tant bien que mal le cadre dans lequel ont vécu
les puniques qui n'est pas sans nous rappeler le charme serein des cités
orientales.
On pourrait aussi monter sur la colline de l'Odéon qui recèle
sur son flanc oriental des restes d'habitations mais d'époque
romaine. Là, la voie romaine dallée définit des
îlots réguliers où sont construites des maisons
à péristyle dont la plus remarquable est sans doute celle
connue sous le nom de maison de la volière qui abrite un antiquarium
et qui donne sur une vue fantastique inoubliable.
Restaurée en 1960 et restituée partiellement, elle doit
son nom à la belle mosaïque qui y fut découverte.
Ici, Carthage semble renaître de ses cendres. Les anciens ports
puniques facilement identifiables du haut de cette colline se présentent
comme deux plans d'eau aux rivages incertains, l'un de forme à
peu près circulaire (diamètre de 325 m) correspond au
port militaire, l'autre polygonal long de 600 m était réservé
au commerce. Tous les deux ne conservent plus rien de leurs fortifications
anciennes qui les défendaient du côté de la
mer.
Rien ne subsiste aussi du temple et du phare d'époque romaine
qui occupaient le centre du port militaire. Et l'on pouvait à
peine imaginer les cales sèches qui occupaient les pourtours
de ce port et qui pouvaient accueillir plusieurs dizaines de navires.
Aux thermes d'Antonin, eux aussi construits au bord de mer, nous pouvons
encore admirer ce qui reste de ce bâtiment qui fut sans doute
l'un des plus grandioses de la Carthage romaine. Constitués d'un
sous-sol et d'un étage, seules les substructures subsistent et
peuvent encore servir de témoignage sur cet édifice commencé
sous Hadrien (118-138) et achevé sous Antonin le pieux. De l'étage
on ne peut voir aujourd'hui que les restes de voûtes et surtout
une superbe colonne coiffée d'un gigantesque chapiteau de quatre
tonnes. Là on apprécie autant la splendeur passée
de ce monument dont on doit être en mesure d'imaginer à
la fois la configuration générale des espaces et des volumes
que la délicate et courageuse opération d'anastylose qui
vient d'être réalisée et qui a permis de restituer
l'une des douze colonnes qui supportait jadis les plafonds des bains
proprement dits. Ni l'Odéon (205-210 J.C.) livré à
lui même quoique considéré de grande valeur, ni
le théâtre (datant du règne d'Hadrien) Très
restauré pour les besoins du Festival de Carthage, ne justifient
aujourd'hui la grande renommée dont jouissait la Carthage romaine.
Plus éloquents sont peut-être les vestiges chrétiens
nombreux à Carthage, ceux de Damous Karita (peut-être déformation
de domuscaritatis, la maison de charité), la basilique dite de
Saint-Cyprien celle de Douims, la chapelle près des Thermes,
qui attestent que le christianisme introduit de bonne heure dans la
province romaine d'Afrique, prospéra à Carthage (Tertullien
y vécut de 155 à 220 et plus tard Saint-Augustin)
où il connut ses grands martyrs (Saint-Cyprien en 258)
Atouts touristiques de Carthage aujourdh'hui
La ville de Carthage est aujourdh'hui une petite ville moderne. Elle
est bien située s'ouvrant sur le Golf à l'Est, sur la
commune de Sidi Bou Saïd au Nord-Est, et au Sud par la Goulette.
Comme vous avez pu le constater ci-dessus, Carthage dispose d'un patrimoine
archéologique majestueux et une histoire retraçant des
siècles de civilisation qui font d'elle sa réputation
mondiale.
Carthage est également proche de Tunis. En train, il faut 30
minutes pour se rendre de la station Tunis-Marine à celle de
Carthage-Hannibal.
Depuis la proclamation de la République le 25 juillet 1957,
Carthage est le siège de la Présidence de la République
Tunisienne.
Les côtes de Carthage connaissent la plus riche diversité
de cafés et de restaurants de toute la Tunisie. On peut déguster
des mets de la cuisine méditerranéenne avec le célèbre
"complet poisson", servi dans la quasi totalité des
restaurants.
Cinéma, théâtre, musique, danse, variété
: les fêtes se succèdent à Carthage, surtout à
l'amphithéâtre romain et à l'Acopolium. On y trouve
des casinos, des centres commerciaux, des galeries d'art dont la fameuse
gallerie "Cherif Fine Art" à Sidi Bou Saïd.
Les possibilités de faire du sport sont riches avec des parcours
de golf, un centre hippique et des complexes sportifs.
Pour votre hébergement, veuillez nous contacter.
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